|
|
|
Comme il me l'a
été suggéré, je vais essayer de tenir cette
rubrique à jour afin que ceux qui le souhaitent puissent suivre
l'avancement de ma saison olympique. Je pourrais également
aborder différents sujets concernant une saison d'aviron.
Si
vous aviez des questions précises, des thèmes que
vous aimeriez me voir développer, n’hésitez
pas à me le faire savoir.
|
|
|
|
|
 |
|
Bonjour
Pour plus de facilité (pour moi) je vous invite à suivre le reste de l'aventure sur mon blog : http://jcoeffic.spaces.live.com/default.aspx
Vous pourrez laisser des commentaires et voir des photos plus facilement (toujours pour moi)
A bientôt |
|
| STAGE DE PREPARATION TERMINALE : AIGUEBELETTE |
| 12/07/2008 |
|
Nous
voilà dans cette fameuse dernière ligne droite, celle qui
va nous mener droit
dans l’arène, si chose dire. Le stage terminal a
commencé le jeudi 10 août par une sortie en double.
Bien sûr je n’ai pas changé d’embarcation
pour les jeux, mais sur ce stage nous allons faire beaucoup de double,
et ceci
pour 3 raisons :
La
première est de retrouver des appuis un peu plus durs afin de travailler
l’aspect physique un peu différemment.
La
seconde pour travailler plus efficacement notre technique, sans qu’elle soit
« noyée » au sein du bateau long.
Et
la troisième, pour nous éviter de tomber dans la lassitude et une routine qui serait fatale
au quatre de couple : c’est en effet un bateau qui demande une
concentration extrême, et dans un état de fatigue avancé comme c’est le cas en
stage terminal, cette lassitude est très vite présente.
Je
ne dis pas que la concentration n’est pas indispensable dans les autres
bateaux, bien au contraire, mais la fatigue psychologique s’installe plus vite en quatre de
couple, et un geste routinier s’en ressent beaucoup plus sur la qualité de la
ramerie.
Pour
ce qui est de mon état d’esprit, je me sens plutôt en confiance, et ce grâce à
notre résultat de la dernière étape de coupe du monde. Nous avons enfin réussi
à battre les polonais, sur une qualité de course en demi teinte, puisque nous
partons très mal, et finissons, en toute modestie, de façon destructrice. Nous
ne sommes que deuxième au final derrière un bateau Italien surprenant compte tenu de son
début de saison difficile.
C'est à la seconde place (encore une fois) que nous terminons cette coupe du monde 2008 (classement par point
sur les 3 étapes).
J’ai
donc une certaine confiance en ce bateau composé de Cédric Berrest, Julien
Bahain, Pierre-Jean Peltier et moi-même. Nous devrions gagner beaucoup sur le stage terminal.
Même
si je persiste à penser que l’équipage de l’an dernier aurait du être reconduit.
Pour moi la performance après la saison de coupe du monde aurait été au moins
aussi bonne. Et vous imaginez bien que c’est une épreuve humaine terrible que de voir un
rameur comme Jean-david Bernard, qui à tant donné pour faire progresser ce quatre
de couple, et qui nous a soutenu chacun notre tour, se faire débarquer pour des raisons qui selon
moi ne sont pas sportive, ou tout du moins pas conforme avec les
choix habituelles des sélectionneurs. En effet rien ne nous permettait de penser
que la nouvelle composition allait plus vite.
Mais
aujourd’hui nous avons un résultat tangible et il ne nous est pas possible de
revenir sur une composition qui comporte un doute sur sa performance.
Malgré tout ces doutes qui ont ponctué la saison jusqu’à la fin de la coupe du monde , nous en
sommes là, et je nous sais amplement capable, nous quatre ainsi que notre
entraîneur Christine Gossé, de préparer un bateau extrêmement performant.
A Bientôt
|
 |
| COUPE DU MONDE ETAPE 3 : POZNAN |
| 20/06/2008 |
|
Aujourd'hui,
ont eu lieu les séries éliminatoires. Nous étions alignés contre les Allemands
que nous connaissons bien, et qui nous battent sur les deux premières manches
de coupe du monde. Etaient présents également les Tchèques, les Estoniens, et
les Egyptiens. La seconde manche alignait les Polonais, que je ne présente
plus, les Italiens, les Russes et les Argentins. Notons l'absence des USA qui
se sont montrés très performants à Lucerne.
Le premier de chacune des deux séries est qualifié pour la Finale. Et s'est
chose faite pour nous. Nous avons battu "assez facilement" les
Allemands qui partent un peu moins vite que nous. Ils nous double dans le
premier 500 mètres, mais nous sommes de nouveau devant eux à la mi-course. Par la suite, ils nous mettent une
pression assez forte pour remporter la course, mais nous parvenons à les
contenir et à gagner cette course. Etant moins de 12 partants, le système de
sélection est un peu spécial : le premier de chaque série éliminatoire est
directement qualifié pour la finale, et tout les autres sont répartis dans deux
repêchages qui font office de demi-finale, avec les deux meilleurs bateaux en
moins. Les deux premiers bateaux de chaque repêchage seront qualifiés pour la
finale. Il nous faudra donc attendre demain pour connaître tous nos adversaires
de la finale. Il faut noter que les Polonais ne font que deuxième de leur série
derrière les Italiens qui font un retour surprenant après leur sixième place à
Munich début mai.
Nous
avons pour l'instant le meilleur temps, mais les conditions de vent, et le fait
que certains équipages, comme l'Italie où la Pologne, n'ai visiblement
pas fait un parcours plein, nous empêche de faire un pronostic fiable pour la
finale. De plus, l'expérience nous a appris à plusieurs reprises que chaque
course reste à faire et que rien n'est prévisible à 100 %.
Rendez
vous dimanche à 13h03 pour la finale.
La nouvelle composition semble bien fonctionner. Les sensations en course sont
plutôt meilleurs que celles à l'entraînement, et la vitesse de coque est là.
Mais me direz vous :"c'est le principal", et vous auriez raison. Ceci
dit, il nous faudra quoiqu'il arrive, résoudre cette irrégularité à
l'entraînement. Et ce, pour ne pas régresser durant le stage terminal de
préparation olympique, qui voit régulièrement de bons équipages s'écrouler au
fur et à mesure que la préparation avance.
Mais je vous ferai part de mes quelques doutes, et de la façon dont je perçois
les différentes compositions que nous avons essayé, après cette coupe du monde.
En effet, il nous reste encore cette finale à courir. De plus la composition
n'est pas encore entérinée.
A
suivre…
|
 |
| SUITE DE LA SAISON ET ARRIVEE A POZNAN |
| 18/06/2008 |
|
Tout d'abord, j'aimerais
m'excuser de ne pas être plus régulier dans les nouvelles
que je peux vous donner. Les évenements font que je ne sais
parfois plus trop quoi penser et donc plus trop quoi vous dire. En
effet les changements de composition sont incéssants. Il n'est
pas évident d'avoir des répères fiables dans cette
situation, et je n'avais pas le moral et la
sérénité nécessaire pour vous raconter tout
cela. Mais ce sont les aleas du haut niveau : vous croyez pouvoir
évoluer avec une grande confiance, mais des facteurs, pas
toujours sportifs, viennent vous perturber. Pour résumer la
situation, le bateau de l'an dernier était composé de
julien Bahain, Cédric Berrest, moi même et
jean-david Bernard. C'est la composition en laquelle nous avions
confiance à 200 %. Le selectionneur en a decidé
autrement. Pour la première coupe du monde de Munich, il a donc
imposé pierre-jean Peltier à la place de jean-david
Bernard. ais nous avons obtenu la troisième place, ce qui est
plutôt honorable à cette période de l'année.
Pour la seconde étape de coupe du monde, nous, rameurs, avons
demandé à faire un essai avec JD Bernard, car nous
pensions réellement aller plus vite dans cette composition. Nous
avons alors fait 4ème. La place perdue étant due à
un très gros bateau américain qui s'est rajouté et
a battu les polonais, invaincus depuis 3 ans. Puis suivent les
Allemands qui terminent 6 petits centième devant nous. Pourquoi
faire 6 minutes de courses pour terminer à 6 centièmes
d'écart...?
Mais trève de plaisanterie, j'ai personnellement
été trés déçu par cette performance
car je pensais que nous irions beaucoup plus vite. Nous n'avons pas su
ramer comme il fallait. Ceci dit, les chronos réalisés
nous rapprochent des bateaux de tête, donc nous ne pouvons pas
noter de régression.
Malgré tout, cette "contre performance" m'a assez
perturbé et, si j'étais sûr de moi une semaine plus
tôt, je l'étais beaucoup moins après la
régate de Lucerne.
Nous sommes aujourd'hui à Poznan (Pologne) pour la
troisième et dernière étape de la coupe du monde.
Non seulement nous avons dû réintégrer pierre-Jean
Peltier, mais nous avons tous changé de place : Cédric
Berrest a pris la nage, puis suivent julien Bahain, pierre-jean
Peltier, et moi au quatre.
Notre entraineur Christine Gossé désirait faire cet essai
pour s'oter un doute et déterminer si on ne pouvait pas
grignoter quelques secondes grâce à ce changement. Le
geste très dynamique de cédric Berrest pouvant nous
imposer un rythme plus soutenu, et un départ plus rapide.
Je ne peux pour l'instant vous dire si nous allons vite comme cela, car
si les sensations sont correctes, je préfère attendre les
courses pour vous en dire plus. La première aura lieu vendredi
20. Je vous recontact.
|
 |
| BILAN DU DEBUT DE SAISON |
| 24/05/2008 |
|
Après
un début de saison internationale plutôt positif, nous voilà en préparation
pour la seconde étape de la coupe du monde, qui aura lieu à Lucerne (Suisse) du
30 mai au 1er juin.
Pour rafraîchir les esprits, nous avons obtenu la 3ème place lors de la première
manche à Munich, dans un équipage légèrement modifié, puisque Pierre-Jean
Peltier remplaçait Jean-david Bernard. Cette troisième place est plutôt
positive à cette période de l'année, d'autant que nos sensations à l'entraînement
ne présageaient pas un tel résultat. Les Polonais et les Allemands nous ont
devancé, mais rien de bien étonnant puisque ces deux bateaux étaient sur le
podium des derniers championnats du monde. Il faudra faire un gros travail sur
nous pour réussir à détrôner les polonais invaincus depuis 2005. C'est un
objectif réalisable mais de taille. Ils ont montré quelques signes de
faiblesses lors de cette première manche de coupe du monde, mais sont
toujours les meilleurs. Cependant une seule course importe, et elle aura lieu le
dimanche 17 août 2008 à Pékin. Mais bien entendu, si nous sentons la
possibilité de les battre avant...on va pas se gêner.
D'autre part, les Italiens, Tchèques et Russes, habituellement très performants
ont été étonnement mauvais sur ces courses.
Tout ceci est donc très rassurant, et nous confirme que nous
avons une ossature
de bateau très performante avec Julien Bahain et Cédric
Berrest. C'est donc un
groupe de cinq rameurs très performants qui devra composer le
quatre de
couple, mais vous aurez compris que seulement quatre d'entre nous
auront une
coulisse de quatre de couple sous leurs fesses : les places sont
acquises pour Cédric Berrest, Julien Bahain et moi même.
Reste à déterminer le quatrième larron.
Pour la seconde étape de Lucerne, Julien, Cédric et moi
avont demandé à
réintégrer Jean-David dans le quatre de couple, car nous
pensons pouvoir aller plus vite avec lui. Les sensations et les temps
réalisés à l'entraînement
ne trompent pas : le bateau va plus vite, mais ce qui importe le plus
est la
vitesse en course et face aux adversaires. Les courses de Lucerne nous
diront
ce qu'il en est, et si nos sensations sont confirmées.
Nous sommes en stage à Aiguebelette depuis mercredi 21 mai et nous partons à
Lucerne mercredi prochains.
A bientôt pour la suite des évènements.
|
 |
| COUPE DU MONDE DE MUNICH |
| 10/05/2008 |
La coupe du monde a
débuté jeudi par les séries éliminatoires.
A cette occasion, nous avons réalisé un parcours
plutôt intéressant, avec une victoire facile sur les
bateaux Biélorusse, Tchèque, Estonien et Espagnol. Cette
aisance nous a fortement surprise, étant donné que les
Tchèques sont vice champion Olympique en 2004 et
cinquième des derniers championnats du monde, et que les
Estoniens sont régulièrement sur les podiums.
Aujourd'hui, samedi, ont eu lieu les demi finales pour lesquelles nous
avons retrouvé nos amis Polonais champion du monde en titre, et
Italiens, quatrième des derniers championnats du monde. Cette
course fut très décevante. Les polonais qui ont eu
quelques difficultés en série éliminatoire, ont
vite fait de montrer qui étaient les patrons de la demi finale
en prenant un départ très rapide, et en gagnant avec
près de six secondes. Quant à nous, nous terminons
second après une course pas très bien
réalisée, à nous battre plus contre nous
même que contre nos adversaires. Mais nous gagnons malgré
tout notre place en finale.
Demain dimanche auront lieu les finales. A 14h18 nous prendrons le
départ face aux Polonais, Allemands (3ème aux
championnats du monde 2007), Italiens, Slovènes et Australiens.
Tous ces bateaux sont très compétitifs et il ne faudra
pas faire d'erreur.
Je vous rappelle que les courses et résultats sont en direct sur www.worldrowing.com
Bonne soirée à tous et à bientôt |
 |
| STAGE DE PREPARATION A LA COUPE DU MONDE |
| 5/05/2008 |
Nous voilà à
la veille du départ pour Munich où va se dérouler
de jeudi à dimanche la première étape de la coupe
du monde. Cette course est la première de la saison en bateau
long. Elle est d'autant plus délicate que nous n'avons pas
encore fait de parcours pour nous "régler" sur le plan
technique, et pour préparer l'organisme à l'effort que
demande ce genre de course internationale. Le stage de
préparation qui a duré dix jours, s'est relativement bien
déroulé, malgré quelques doutes et quelques
difficultés sur le plan technique, du fait de l'essai d'un
nouveau rameur dans l'équipage. Pour mémoire, je rame
avec Julien Bahain, champion de France 2008, Cédric Berrest,
troisième à ces mêmes championnats, et Pierre-Jean
Peltier, septième. Quant à Jean-David, qui ramait
avec nous pour les derniers championnats du monde, il doit faire ses
preuves en skiff à Munich, car il n'a pu courir les championnats
de France jusqu'au bout du fait d'un gros coup de fatigue. Pour tout
vous dire, nous rameurs, n'étions pas favorable à ce
changement. En effet, Jean-David ayant selon nous fait ces preuves
durant tout l'hiver, et compte tenu de la difficulté technique
d'intégrer un nouveau rameur, nous aurions plutôt
opté pour la sérénité d'un équipage qui
fonctionne. Mais nous ne pouvions guère refuser le choix du
sélectionneur, Jean-Raymond Peltier, étant donné
que Jean-David n'a pas couru l'intégralité des
championnats de France. Je sais que toute cette histoire ressemble
à Dallas, mais l'enjeu de cette année, et l'objectif de
cette médaille olympique provoque des situations
délicates, et beaucoup de remue ménage dans les esprits.
Tout cela pour vous dire que nous abordons cette première
étape de coupe du monde avec de légers doutes, et une
confiance un peu émoussée. Etant donné que la
confiance était une de nos forces principales, c'est un peu
dommage de ne pas en profiter dès maintenant. Mais la saison est
encore longue jusqu'à pékin, même si tout va aller
très vite.
Les courses éliminatoires auront lieu le jeudi 8 mai, puis les
repêchages le vendredi, les demi-finales le samedi et les finales
le dimanche.
Vous pouvez suivre ces courses, parfois en direct, mais sans image
(vous aurez juste les temps de passage tous les 500 mètres) sur
le site
www.world rowing.com
Je vous retrouve la semaine prochaine, avec j'espère plus de clarté sur la suite de la saison.
A bientôt |
|
 |
| CHAMPIONNATS DE FRANCE A CAZAUBON |
| 23/04/2008 |
|
Tout
d'abord, un grand merci pour tous les messages d'encouragements et de
félicitations que j'ai pu recevoir ce week-end de championnats.
C'est un grand plaisir de sentir le soutien de ces proches et amis.
Ces
championnats de France, du fait de l’enjeu de la sélection olympique furent un
peu particuliers. La
pression était plus forte que les années précédentes, surtout qu’il
s’agit cette année de monter dans un bateau
médaillé aux championnats du monde 2007, et donc avec un
réel objectif de médaille
olympique. Je suis arrivé confiant, et j’ai rapidement
senti que j’étais dans
le coup. Bien sur cela ne m'a pas débarassé de toutes mes
appréhensions et de la pression importante qui existe à
ce moment là.
La difficulté est de savoir qu’il va falloir se faire très mal et ne pas faire
d’erreur pour être performant, mais j’ai pu me rendre compte que la confiance
en soi pouvait régler pas mal de problème. Ne pas laisser de place au doute, et
normalement, on parvient à réaliser ce que l’on souhaite. Pour moi, l’enjeu
était de rester sur le podium, et ainsi être certain d’être dans le quatre de
couple olympique. Bien entendu l’objectif était de gagner mais la victoire aurait été juste pour le
plaisir.;;Mais quel plaisir.
Toutes
les courses se sont très bien déroulées, avec une
montée en qualité au fur et à mesure des parcours.
Et la finale était fantastique : disons que je me suis
vraiment fait plaisir. Assez vite, nous nous sommes
retrouvés à 3 en tête de course avec Cédric
Berrest et Julien Bahain. Je suis
resté longtemps en embuscade à la troisième place
en espérant décaler mes deux
collègues du quatre de couple dans le dernier 800 mètres.
C’est
ce qui s’est passé pour Cédric, mais pas pour Julien qui a tenu bon
jusqu ‘au bout et qui devient donc champion de France 2008.
Le
seconde place me satisfait même si j’ai quelques regrets de
ne pas avoir gagné
cette course. Durant un moment j'ai cru que j'allais passer en
tête, mais Julien a été plus fort. Ce n’est
pas tout les ans que l’on a la possibilité d'être
champion de France, et lorsque c’est possible, il faut en
profiter et saisir sa chance.
En
ce qui concerne la suite de la saison, nous partons à Munich du 8 au 11 mai
pour la première étape de la coupe du monde. Je ramerai donc en quatre de
couple avec Julien Bahain, Cédric Berrest, et Pierre-Jean Peltier qui remplace
Jean-David Bernard pour un essai. Cette course sera pour nous la première
confrontation internationale, qui nous permettra d’évaluer notre niveau.
Suivront
les étapes de Lucerne (29 mai au 1er juin) et Poznan (19 au 22
juin).
Vous pouvez retrouver les résultats des championnats de France ici
et la liste des collectifs nationaux par là
|
 |
| DEPART POUR CAZAUBON |
| 08/04/2008 |
|
Nous
voilà au terme du stage de préparation aux championnats de France qui aura duré
deux semaines dans le pays varois. Demain, mercredi 9 avril, arrive enfin le
départ pour Cazaubon, où se déroulera l’édition 2008. Je dis enfin car cela
fait bien 2 semaines que j’attends cela avec impatiente. D’une part l’envie
d’en découdre, et de pouvoir concrétiser le travail qui a été fait. Et d’autre
part, pouvoir enfin mettre un terme à la pression de la sélection nationale. Si
la pression d’une compétition internationale est énorme, celle des sélections
nationales ne l’est pas beaucoup moins. Différente en tout cas. La peur de ne
pouvoir aller au bout de l’échéance, d’être mis sur la touche prématurément est
omniprésente. Mais c’est aussi un bon « exercice » pour gérer les
tensions à venir.
Les
stages d’entraînement sont souvent longs, fatiguant physiquement et
psychologiquement, car l’entraînement biquotidien et le repos nécessaire ne
nous laisse pas beaucoup de temps pour faire autre chose. Nous sommes loin de
nos proches, et le temps est très long, surtout au fur et à mesure que la fin
du dit stage approche. Par conséquent, je suis impatient que l’action prenne
place, et impatient de retrouver une ambiance un peu plus détendue et
conviviale au sein des membres du club sélectionnés ici : Alex, Alizée,
Bastien, Rémy et Alexandre.
Les
chronos d’entraînement ici indiquent, sans véritable surprise, une grosse
densité. Bien malin qui pourra donner le trio de tête avant la finale. Bien
sûr, je vous dirais bien que je vais gagner, si j’étais prétentieux, mais je
vais juste vous dire que j’ai envie de gagner.
Les
têtes de rivière, première course de sélection auront lieu Vendredi matin, puis
les quarts de finale en fin d’après-midi. Il s’agira là pour moi de faire ces
courses dans l’optique de « décrasser » la machine, car les premiers
parcours sont toujours très durs et très violents pour l'organisme.
Les
demi-finales du samedi matin seront les courses à ne pas manquer. Le niveau
sera très élevé. 3 sélectionnés pour la finale et six prétendants.
Puis
la finale de dimanche matin sera l’ultime course au terme de laquelle nous
connaîtrons les médaillés, et la majeur partie des sélectionnés pour l’équipe
de France olympique.
Je
vous retrouve après ces championnats.
|
 |
| PREPARATION DES CHAMPIONNATS DE FRANCE |
| 04/04/2008 |
|
Voilà 10 jours que nous sommes en stage de préparation aux
championnats de France,
qui font office de sélection nationale. Ce stage a lieu
à Saint cassiens (83) entre Cannes et Grasse. C'est un endroit
agréable pour l'aviron car il y fait plus facilement beau
qu'ailleurs.
La première semaine s’est faite
essentiellement en bateau long car n’oublions pas que
l’objectif principal
reste les jeux olympiques. Puis depuis lundi 31 mars,nous ramons en
skiff. C’est un stage un peu particulier. En effet,
habituellement nous
sommes une équipe de France qui affronte des pays
étrangers, mais pour l'instant, nous
sommes en concurrence pour la sélection nationale. Chacun
à ses
ambitions, ses doutes, sa confiance, et la pression monte petit
à petit, au fur
et à mesure que les championnats approchent. On se regarde, on
s'évalue,
chacun gère la pression à sa manière. C’est
malgré tout une expérience
intéressante, car s’oppose le sentiment de concurrence et
l’unité de l’équipe. On
dit que c’est un stage d’expérience,
c'est-à-dire que de l’avoir fait plusieurs
fois aide à gérer cette pression et l’ambiance qui
se crée ici. A ne pas se
laisser embarquer dans un surplus de pression qui peut soit faire
perdre ses
moyens, soit mener à un surentraînement pour se donner confiance. Mais ce n’est plus le moment de se
fatiguer outre mesure, car il est primordial d’arriver aux championnats en
pleine possession de ces moyens, et le gain dû à un entraînement trop intensif
à cette période est selon moi trop négligeable par rapport à ce que l’on peu
perdre par un excès de fatigue.
Nous
sommes huit coupleux toute catégorie ici, et seulement six
places sont disponibles pour les jeux. Une de plus pourra
éventuellement se gagner en skiff aux régates de
rattrapage début juin à Poznan (Pologne). Mais personnes n'a envie de se frotter à cette solution. Les
régates de rattrapage sont l'ultime chance de gagner des sélections
olympiques supplémentaires, et les places sont très
très chères. Et ne nous leurrons pas : les chances de
médaille olympique sont sur le double et le quatre de couple.
Quant à moi, c'est une place dans le quatre de couple que je
convoite, car c'est dans cette coque que j'ai commencé
l'aventure olympique, et que je veux la terminer.
|
 |
|
TETE DE RIVIERE NATIONALE A TOUL (54)
|
| 13/03/2008 |
Ce dimanche 9 mars se
sont déroulées l'ensemble des têtes de
rivières interrégionales dans toute la France.
L'encadrement de l'équipe de France ayant fait le choix de
regrouper tous les athlètes du groupe olympique sur le
même lieu, la tête de rivière de Toul s'est
transformée en tête de rivière nationale.
En voici les résultats pour mon groupe de travail (groupe Couple
Homme Toute Catégorie qui constituera le double, le quatre de
couple, et le skiff) :
1 Berrest Cedric 22'37"03
2 Macquet Jean-Baptiste 22'37"40
3 Coeffic Jonathan 22'42"69
4 Bernard Jean-David 22'50"34
5 Bahain Jullien
22'54"56
6 Hardy Adrien
22'58"28
7 Peltier Pierre-Jean 22'59"75
8 Blin Daniel
23'07"53
Cette course sur 6000 mètres, qui fait partie du chemin de la
sélection olympique, constituait le dernier test hivernal avant
celui des championnats de France de Cazaubon. Si les tests sur
ergomètre nous donne une bonne idée de l'avancement de
notre préparation physique, la tête de rivière
permet de juger en plus de notre préparation technique. A 5 semaines des
championnats de France, c'est un repère important.
En ce qui me concerne, j'aime autant les têtes de rivière
que de m'épiler les deux jambes à la cire. Ceux qui
ont vu mes jambes comprendront...Heureusement personne ne m'obligera
jamais à cette torture. En revanche, pour la tête de
rivière, je n'ai pas le choix si je veux avoir une chance de
partir à Pékin. Je n'aime pas cet exercice car je n'ai
jamais réussi à être très performant sur
longue distance, et comme les sélections nationales ne se sont
jamais faites sur 6000 mètres, je ne m'inquiétais que
très peu de se manque de performance.
Mais la course de ce week-end était un peu différente
à mes yeux. En effet, la densité du groupe olympique est
telle, que chaque test est important, et étant donné que
je ne me suis démarqué sur aucun des tests
précédents, j'avais à coeur de réussir
celui là. Et il fallait absolument que j'arrive à
concrétiser en course, la qualité de l'entraînement
que j'arrivais à avoir depuis quelques temps. Il ne sert
à rien d'être bon à l'entraînement si on ne
parvient pas à garder cette qualité en
compétition. C'est un principe fondamental du sport de haut niveau, mais ce n'est pas forcement évident
à réaliser.
Je me suis donc mobilisé psychologiquement plus tôt que d'habitude, soit une bonne semaine avant la course.
Finalement, cette troisième place est rassurante car habituellement, je
suis plutôt sixième ou septième,
mais cette course ne constitue qu'un point de passage, et le chemin est
encore long avant l'objectif de cette été, car il faudra
d'abord être très performant à Cazaubon, pour les
championnats de France en skiff, et ensuite sur l'ensemble de la saison internationale.
Voici des liens utiles pour connaître l'ensemble des
résultats des têtes de rivières
interrégionales :
- Toul
- Romans
- Caen
-Sainte-Livrade
|
 |
Contact : jcoeffic@hotmail.com
|
|
|